Selon le dictionnaire du site en ligne « Notrefamille.com », la décohabitation est le « Passage d'une situation de cohabitation des générations à une séparation de domicile entre des parents âgés et leurs enfants majeursPar extensiondiminution au sein d‘une population du taux de cohabitation des générations. ». Or, depuis ces dernières années l'on assiste à un retardement de ce processus et plus particulièrement dans les pays industrialisés comme l'Amérique du Nord et l'Europe. Une étude de « Statistique Canada » à démontré en 2006, qu'en 2001, au Canada, 41% des 3,8 millions de jeunes canadiens âgés entre 20-29 ans vivaient toujours avec leurs parents contre 28% en 1981.

 

          De plus, en France, l'article de Christophe Geneix intitulé : « Les phénomènes de décohabitation chez les jeunes adultes » parut en 2006, nous informe qu'en France seulement 1 garçon sur 10 habite dans un logement de manière totalement indépendante avant l'âge de 20 ans, au début des années 2000. de même que 43% des jeunes garçons réussissent à obtenir cette indépendance entre l'âge de 21-24 ans, la suite du pourcentage étant une population plus âgée parfois même supérieur à 27 ans... A l'époque les filles adoptant généralement deux fois moins ce comportement. Néanmoins, la décohabitation étant de 21 ans à l'échelle national, nous pouvons déjà constater un certain retard pour les pays occidentaux.

 

          Phénomène ne s'étant pas amélioré avec le temps. En effet, dans le livre « Devenir adulte » du CDR du lycée d’Aix-Valabre, des travaux récents ont démontrés qu'en 2010-2012, l'âge moyen de la décohabitation se situait autour de 24 ans pour les garçon et 23 pour les filles en France. Démontrant que le processus de cohabitation ne cesse de diminuer.

Mais ce « syndrome Tanguy » qui fait de plus en plus parler n'est pas sans relation avec des facteurs économiques qui ont, notamment par la crise de 2008, profondément modifier la vie de beaucoup de gens et plus particulièrement les futurs adultes