Bien entendue, il n'est pas seulement question d'économie, les adultes et les contextes sociaux auquels sont confrontés les jeunes adultes sont également en grande partie responsable de se retardement de la décohabitation.

 

l'individualisme

 

          Selon Molgat et Maunaye, dans leur ouvrage « Les jeunes adultes et leurs parents » ils mentionnent le fait que le parcours de vie s'individualise de plus en plus, que nous assistions à un relâchement de l'emprise de la religion et des traditions, amenant à un contexte où les conduites sont de moins en moins orientés par les origines sociales et familiales. Ainsi, l'autonomie chez chez les individus s'en trouve alors accrue. Donc, ils sont enclins à créer à créer leur propre parcours de vie et l'éducation en fait partie. Ainsi, bien que l'objectif actuel est de permettre à l'enfant de se construire un Soi personnel, de devenir responsable de lui-même, de ses choix, les parents de ces dernières années ont de plus en plus tendance à ralentir le désengagent parental et l'accès à l'autonomie qui se produiraient plus tardivement. Il y a donc une sorte de prolifération de « parents poules » ne souhaitant pas que leur « poussin » quitte le nid trop rapidement. Les indicateurs cités précédemment montre que le processus semble facilité par un plus grand rapprochement affectif entre les parents et leur enfants. L'INSEE précise qu'au delà de l'aspect financier, le jeune va également prendre en compte les dimensions relationnelles et géographique de la décision de décohabitation qui peuvent le si les relations avec ses parents sont très bonnes, lui faire renoncer à s'éloigner du cocon familial. Là encore, dans le film Français de 2001, Tanguy, lorsqu'il est éloigné de ses parents dans son appartement est victime de grosse crise d’angoisse sachant que ses parents sont relativement éloignés de sont nouveau lieu de vie. Se sentant responsable, ses parents iront le chercher. Parlant de responsabilité, c'est justement le développement de son opposé que réalisent, volontairement ou non, certaines familles.

 Culture de l'isponsabilité

 

Terme mis en place par Bélanger et Quéniart, dans leur article : « La construction de l’individualité et les relations intergénérationnelles chez les jeunes adultes québécois vivant chez leurs parents »signifiant que les étapes du passage à l'âge adulte et du détachement de la famille d'origine étant caractérisé par:le fait de quitter le domicile parental, l'entrée sur le marché du travail, la formation d'un couple et la naissance d'un premier enfant..., Sont aujourd'hui vécues de manière indépendantes les unes des autres plutôt que de survenir de façon systématique, ce qui entraînerait des situations « d'entre-deux » qui ne relèvent pas tout à fait du rôle d'adulte ni de adolescent.

Les jeunes peuvent ainsi, à la fois se sentir autonomes et adultes tout en maintenant des formes de dépendance envers leurs parents. Dépendance permettant aux parents de conserver un droit de regard sur les choix et les comportements du futur adulte, limitant sa construction de son autonomie. 

 

Des facteurs qui s'entremêlent

 

          D'après les travaux de Christophe Geneix la situation professionnel des parents, leur origine, leur diplôme et le sexe du jeune adulte sont des facteurs pouvant influencer grandement la décohabitation. Ainsi une mère ayant un travail et dont le garçon n'est pas bachelier ne restera pas longtemps au domicile. Or, une fille non bachelière dont les parents sont chômeur aura tendance à rester plus longtemps pour pouvoir apporter une aide affectif voire matériel à ses parents. L'origine de la famille peut également jouer sur la décohabitation, par exemple, les jeunes dont le père à des origines provenant du ma-grèbe auront plus tendance à s’inscrire dans un cohabitation prolongé. Cela pouvant s'expliquer par un attachement culturel à la famille prononcé et la difficulté de trouvé un logement et emploie plus élevés chez ses jeunes. Enfin le facteur géographique peut modifier la décohabitation. Ici il a été fait exemple des jeunes filles issus de grande villes auront moins tendance à partir que des garçons vivant des des lieux plus reculés.