Un cohabitation n'est pas sans conséquence en effet à un âge ou le jeune est quasiment un adulte l'on peut facilement supposer que l'entente sera différente que celle entre un adolescent et ses parents.

 

Un désaccords

 

          Dans son livre « Rester enfant, devenir adulte. La cohabitation des étudiants chez leurs parents », Elsa Ramos, nous indique que les règles plus ou moins explicites établissent par les parents concernent principalement l'entretient ménagé, les horaires des repas, les sortie etc... Dans ce contexte, l'autonomie des jeunes adultes se développent par une prise de position par rapport aux règles de cohabitation établies par les adultes. Ainsi si le jeune souhait s’opposer de différente manières au règles parentales, ils peuvent omettre volontairement de s'y conformer en guise d'opposition ou respecter ses règles de façon stratégique pour rencontrer les attentes des parents, mais sans les approuver personnellement. Par exemple, la jeune personne peut se contenter de faire acte de présence auprès de ses parents à l'heure des repas et se retirer ensuite dans sa chambre de que l'occasion le lui permet.

De plus, il peut y avoir des tensions ou les jeux de pouvoir qui se manifestent entre les parents et leur enfant lorsque ce dernier commence à acquérir une certaine maturité. Ainsi, dans un contexte de cohabitation où le jeune est en âge de pouvoir à tout moment partir du cocon familial, il semble qu'il arrive à développer son autonomie en effectuant les tâches demandées par les adultes tout en montrant de façon explicite son désaccord avec celle-ci et de se construire son identité.

 

Volonté de se construire malgré tout...

 

         Toujours d’après les écrits de Ramos, dans ce contexte de cohabitation à longue durée, le jeune va tenter de se construire en mettant en place des expérimentations pour se construire un « soi-même » malgré les contraintes parentales. Par exemple, la chambre devient un lieu privé où les jeunes adultes peuvent exprimer leurs préférences et leur vision du monde, soit par une décoration, par le désordre ou par management particulier de la pièce.

De plus, afin d'éviter le jugement de leurs aînés et les conflits, ces jeunes vont choisir d'éviter d'aborder certain sujets avec leurs parents (relation amoureuse etc.). L'objectif étant de gagner en marge de l'autonomie sans pour autant en avoir pleinement la possession.

 

          Ainsi la prise d'autonomie du jeune qui cohabite avec ses parents devient alors un repositionnent à l'égard des parents et une redéfinition des liens entretenus avec eux. Dans la majorité des cas, les relations entre parents et jeune adulte sont harmonieuses et plus réciproque qu'à l'arrivé de l'adolescence. Cependant, il est possible que cette cohabitation prolongée ait des répercutions négatives sur la satisfaction conjugale et sur la qualité de la relation parents-jeunes adultes